vendredi 22 août 2008

La Linea Premier Episode de la série

Le premier épisode d'une très longue série
qui gagnera en succès grâce à l'efficacité de la simplicité.

La Linea 1


Le tout premier épisode, intitulé La Linea 1 a été réalisé à partir de plans tirés des pubs de Carosello. Au son d’une répétitive musique jazzique, nous y voyons une ligne de crayon blanche se tracer de la main du dessinateur. Le long de ce tracé blanc, situé au deux tiers bas de l’écran, apparaît une forme humaine au gros nez et au sourire béat : un personnage prend vie. Heureux, il saute de joie et remercie son créateur en regardant vers le hors champ droit d’où sortait la main au crayon. Il marche rapidement vers la gauche, non sans toujours regarder derrière lui. Il évite de justesse de tomber dans le vide : la ligne s’arrête à ses pieds. Il s’accroche tant bien que peu et retourne, sauf, sur le tracé blanc, furieux. Balou râle sur le dessinateur n’ayant pas daigné tracer une plus longue ligne. La main revient, le temps de dessiner une forme absorbant l’attention du personnage. C’est ainsi que commencent couramment les épisodes de La Linea. Les aventures qui suivent sont par contre à chaque fois différentes.

Nous voyons bouger la forme dessinée. Une tortue prend vie, au bonheur étonné de M. Linea regardant vers son créateur — pour l’instant — bien aimé. Il saute sur la carapace et se laisse conduire. Malheureusement, la tortue change de direction et revient vers la gauche. Revenu sur la ligne, furibond, il gueule sur la tortue. Celle-ci lui répond en lui mordant le nez, ce qui a pour effet de l’étirer élastiquement et propulse Balou vers l’arrière. Se retrouvant une fois encore au bord de la ligne, il en appelle, mécontent, au crayon.

Une forme rectangulaire, aux coins arrondis, est dessinée. Le personnage appuie sur un bouton. Une image apparaît : c’est lui. Il rigole puis se moque de se voir dans ce que nous comprenons être un poste de télévision. L’image disparaît, le personnage râle et violente le récepteur. D’un coup, celui-ci disparaît en se fondant dans la ligne blanche. Une troisième fois, au bord de la ligne, il fait remarquer sa situation. La main dessine un double symétrique du personnage qui lui fait des grimaces. Balou s’énerve et lui envoie un violent coup de poing. Le double rebondit et se divise en deux pénibles petits personnages larmoyants. Il en fait une bobine de laine en prenant un bout de la ligne, qu’il jette, ravi, dans le vide. Le crayon intervient et dessine un robinet au bout de la ligne. Avisé, il ouvre l’arrivée d’eau, laissant, sans s’en rendre compte, la ligne et lui-même s’effacer goutte à goutte.

Le crayon revient : le montage est assurément rythmique car les gags s’enchaînent de plus en plus vite. Le personnage, encore une fois reproduit, râle. Une balle, un trou : prenant la pose d’un golfeur, il attend qu’on lui dessine un bâton, ce qui est fait. La balle rebondit élastiquement autour du trou et, à la satisfaction de Balou, y rentre. Mais son poids emporte, dans le vide, une partie de la ligne. Celle-ci, réapparue d’un coup de crayon, le grincheux personnage remarque une protubérance caoutchouteuse. En sautant dessus, il la fait apparaître plus à droite et inversement pour enfin la faire exploser. Une petite voiture est dessinée à sa place. Propulsé d’un coup de doigts de son créateur, il traverse les monts et plaines de la ligne pour finalement tomber dans le vide. Des escaliers dessinés le ramènent à l’écran, en morceaux. On le répare à sa demande. De loin, il remarque une jolie demoiselle et s’empresse de la rejoindre. Un bisou le fait fondre, littéralement, laissant la femme seule un rien déçue de voir apparaître le mot fin. Il s’est donc passé relativement beaucoup de choses au fil des quatre minutes écoulées.

Source pertinente : Wikipedia

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